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À l’approche du dépôt officiel des listes dans les 563 communes du Doubs, les services de l’État s’emploient à expliquer un mécanisme électoral profondément remanié. Un système qui, selon le préfet du Doubs, Rémi Bastille,  repose sur un équilibre délicat entre contrôle administratif national et autonomie politique locale, et dont la réussite dépendra autant de la mobilisation des candidats que de la compréhension des électeurs.

Un dispositif à deux vitesses : nuance nationale et liberté locale

Le préfet rappelle que la préfecture attribue à chaque liste une nuance politique nationale, une classification administrative destinée à permettre une lecture homogène des résultats à l’échelle du pays. Cette nuance n’empêche toutefois pas les candidats de revendiquer publiquement l’étiquette de leur choix dans leur communication locale. « Ce double niveau peut surprendre, mais il répond à deux logiques différentes : l’analyse nationale d’un côté, la liberté d’expression politique de l’autre », explique le préfet. Cette coexistence peut néanmoins créer une forme de décalage entre l’identité affichée par les candidats et la catégorie dans laquelle ils seront comptabilisés le soir du scrutin.

L'interview de la rédaction : Rémi bastille, préfet du Doubs 

Une incertitude persistante sur le nombre de listes

À ce stade, les services de l’État estiment qu’environ 800 listes pourraient être déposées dans le département. Une projection qui dépasse largement le nombre de communes, signe d’une compétition accrue dans certaines zones urbaines ou périurbaines. Mais le préfet tempère : « Ce chiffre reste une estimation. Dans de nombreuses petites communes, il n’y aura qu’une seule liste. Le décompte final ne sera connu qu’à la clôture officielle des dépôts ». 

 

Pontarlier, un exemple de fragmentation locale

À Pontarlier, la capitale du Haut‑Doubs, la campagne illustre de manière particulièrement nette la complexité du paysage politique local. Le maire sortant, Patrick Genre, a choisi de ne soutenir officiellement aucune liste, une position qui traduit les divisions apparues au sein de son conseil municipal au cours du mandat. Plusieurs responsables politiques locaux n’ont pas non plus pris position publiquement, malgré des proximités politiques connues de longue date. Cette absence d’alignement national contribue à brouiller la lecture du scrutin pour les électeurs et renforce l’impression d’un paysage politique éclaté. Deux listes classées « sans étiquettes » sont entrées en campagne : l’une menée par Bertrand Guinchard, l’autre par Bénédicte Hérard. Le premier a régulièrement revendiqué des positions situées à droite de l’échiquier politique, tandis que la seconde a longtemps été engagée aux côtés de Gilles Platret, figure de la droite et du centre. Le centriste Patrick Comte est également en lice, même si son positionnement politique, traditionnellement identifié, apparaît aujourd’hui moins mis en avant dans la campagne. Cette configuration, marquée par une pluralité de candidatures et l’absence de soutien explicite de figures locales ou nationales, contribue à une campagne particulièrement ouverte et souligne les recompositions politiques à l’œuvre dans la ville. Cette situation interroge également  sur la capacité de la ville à peser dans les équilibres nationaux.

Le procureur de la République de Besançon, Cédric Logelin, a confirmé hier qu’une mère de famille a reconnu avoir dissimulé deux nouveau‑nés retrouvés morts dans un congélateur d’un pavillon d’Aillevillers‑et‑Lyaumont, en Haute‑Saône. Interpellée en région parisienne, elle a avoué lors de sa troisième audition. Elle dit ne pas pouvoir dater précisément les accouchements, situés entre 2011 et 2018. Une information judiciaire a été ouverte pour meurtre sur mineurs de moins de 15 ans, un crime passible de la réclusion criminelle à perpétuité. La suspecte a été placée en détention provisoire. Des autopsies doivent être réalisées aujourd’hui, tandis que les auditions de l’entourage se poursuivent.

Le Parquet de Besançon a confirmé l’ouverture d’une information judiciaire criminelle du chef de meurtre sur mineur de moins de 15 ans, après la découverte de deux corps de nourrissons congelés dans un domicile familial à Aillevillers-et-Lyaumont (Haute-Saône). La mère des enfants, âgée de 50 ans, a reconnu les faits. Elle a été présentée à la justice et fait désormais face à une procédure criminelle d’une gravité exceptionnelle.

Une procédure sécurisée en urgence

Si la matérialité des faits est à ce stade largement étayée par les aveux de la suspecte, l’enjeu immédiat pour les autorités judiciaires est la sécurisation de la procédure. Le pôle de l’instruction de Besançon a requis le placement en détention provisoire de la mise en cause. Une mesure jugée indispensable afin de garantir sa représentation devant la justice et, surtout, d’éviter toute pression ou concertation frauduleuse avec un entourage familial jusqu’ici tenu dans l’ignorance des faits.

Cédric Logelin, procureur de la République de Besançon 

Reconstruction de l’affaire : chronologie et mécanique criminelle

La procédure judiciaire a été déclenchée le 10 février, aux alentours de 16h45, lorsqu’un enfant du couple découvre fortuitement le corps d’un nourrisson en triant des aliments dans l’un des congélateurs du domicile familial. Alertée, la gendarmerie intervient immédiatement. Lors des opérations de police technique et scientifique, et après le gel des lieux, les enquêteurs découvrent un second sac contenant le corps d’un autre nouveau-né, dissimulé dans le même congélateur. Face à la gravité des faits, d’importants moyens sont déployés et la direction de l’enquête est confiée à la section de recherches. La mère est localisée en région parisienne et interpellée sans incident dans la nuit du 10 au 11 février.

Aveux et stratégie de dissimulation

Placée en garde à vue, la suspecte a livré des éléments déterminants sur le mode opératoire, tout en laissant subsister de nombreuses zones d’ombre. Elle reconnaît avoir accouché seule à son domicile, avoir enveloppé les nouveau-nés immédiatement après la naissance, puis les avoir déposés dans un congélateur dont elle était l’unique utilisatrice. Les grossesses auraient été dissimulées à l’ensemble de l’entourage, tant familial qu’amical, notamment par le port de vêtements amples et par des explications mensongères concernant ses variations de poids. La mise en cause situe les faits sur une large période comprise entre 2011 et 2018, sans être en mesure de préciser les dates exactes des naissances et des décès.

Cédric Logelin, procureur de la République de Besançon 

Un dossier désormais traité au pôle criminel

Initialement suivie par le parquet de Vesoul, l’affaire a été transférée au pôle criminel de Besançon, compte tenu de la qualification pénale et de la complexité du dossier. L’information judiciaire a été ouverte pour meurtre sur mineur de moins de 15 ans, un crime passible de la réclusion criminelle à perpétuité. La suspecte, âgée de 50 ans et sans antécédent judiciaire connu, a exprimé des regrets lors de ses auditions, évoquant notamment les conséquences de ses actes sur ses enfants et sa famille. Le parquet insiste toutefois sur la nécessité d’éviter toute contamination des témoignages, alors que l’entourage proche doit encore être entendu.

Dernier rendez‑vous à domicile pour le BesAC en Phase 1 de nationale 1 masculine ce vendredi soir. Besançon reçoit Charleville vendredi à 20h, au Palais des Sports. Un duel crucial avant la poule basse où chaque victoire comptera double. Battus d’un point à l’aller, les Bisontins peuvent reprendre le panier‑average. Portés par quatre succès en cinq matchs, basketteurs bisontins veulent confirmer leur montée en puissance. Le Palais des sports s’annonce plein et brûlant.

La députée écologiste du Doubs, Dominique Voynet, réagit à la présentation de la Programmation pluriannuelle de l’énergie dévoilée aujourd’hui dans le Jura par Sébastien Lecornu. Elle salue un « sursis » pour les énergies renouvelables, grâce au scénario R3 retenu, qui sécurise les projets en cours. Mais elle dénonce une « obstination déraisonnable » dans le nucléaire, avec la confirmation de nouveaux EPR, qu’elle juge « coûteux, lents et inadaptés face à l’urgence climatique ».

Retour aux choses sérieuses pour les biathlètes francs‑comtois aux Jeux de Milan‑Cortina. Ce vendredi à 14 h, place au sprint masculin sur 10 kilomètres. Depuis le 6 février, les Bleus ont déjà décroché quatre médailles en biathlon, dont deux en or et deux en argent. On suivra de près le Jurassien Quentin Fillon‑Maillet. Au programme également : le ski de fond, avec Stevenson Savart, qui court pour Haïti mais vit et s’entraîne dans le Haut‑Doubs.

Un important feu de chaufferie a touché, à la mi-journée,  un bâtiment artisanal de Noël‑Cerneux, rue des Charrières. À l’arrivée des pompiers, les 450 m² étaient totalement embrasés, avec une propagation à un stockage de bois et au bardage. Grâce à quatre lances, les secours ont évité que l’incendie n’atteigne la scierie principale de 2 000 m². Quatre salariés se retrouvent au chômage technique. Le maire et la gendarmerie étaient sur place.

Après la crise liée à la dermatose nodulaire contagieuse bovine, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard revient ce vendredi dans le Jura. Elle vient constater le repeuplement des troupeaux, alors qu’aucun nouveau foyer n’a été détecté depuis plus d’un mois. La ministre visitera le GAEC Guenot à Chamblay et échangera avec les éleveurs sur les mesures d’accompagnement et la résilience des exploitations. Un micro‑tendu est prévu en fin de matinée. Son arrivée est prévue à 8h30. Son départ est programmé à 12h.